NAISSANCE D’UNE PASSION EN 1959
La photographie est entrée dans ma vie presque par hasard, en 1959, lorsque j'ai travaillé au service des Essais en vol de Nord Aviation. J'y ai découvert le laboratoire, le noir et blanc, l'apparition lente des images. Une époque qui ne m'a jamais quittée.
Depuis, je photographie ce qui attire mon regard : la beauté, l'insolite, le cocasse. Mais surtout les personnes, leurs gestes, leur quotidien. Tout ce qui me semble authentique.
Je ne recherche pas l'image parfaite. Je recherche l'instant. Celui qui ne reviendra pas. Celui qui raconte, sans fard et sans retouche, un fragment de notre époque.
La presqu'île de Crozon, le Mont-Saint-Michel, les rues silencieuses, les regards, les mains, les visages... Tous ces lieux et ces rencontres m'ont appris qu'une photographie pouvait simplement être une émotion conservée.
Si mes images parviennent à faire naître un souvenir, une émotion ou un peu de beauté chez celui qui les regarde, alors elles auront trouvé leur raison d'être.
« Tous ces lieux et ces rencontres m'ont appris qu'une photographie pouvait simplement être une émotion conservée. »
CE QUI GUIDE MON REGARD
Je photographie ce qui me semble beau.
La beauté n'est pas toujours spectaculaire. Elle se cache dans un regard, une lumière d'hiver, une rue silencieuse, un geste oublié.
Ce sont ces instants simples que j'aime recueillir avant qu'ils ne disparaissent.
MES INSPIRATIONS
HENRI CARTIER-BRESSON
Henri Cartier-Bresson m’a appris à attendre, à observer, à saisir cet instant fragile où tout semble soudain s’aligner. Dans ses images, le quotidien devient poésie, et le geste le plus simple raconte parfois toute une histoire.
L’instant
ALBERT MONIER
Avec Albert Monier, j’ai découvert une photographie profondément humaine. Ses célèbres cartes postales racontent les gens dans leur simplicité, leurs gestes, leurs regards, leurs silences. Une photographie sans artifice, qui laisse toute sa place à l’émotion et à la vie.
L’humain
CLAUDE LELOUCH
Les premiers films de Claude Lelouch m’ont donné le goût des histoires qui naissent de presque rien. Une rencontre, un regard, un hasard… Il m’a appris que les grandes émotions peuvent se cacher dans les choses les plus simples, celles que l’on pourrait presque ne pas remarquer.
Les histoires de la vie
JEAN RENOIR
Avec Le Fleuve, Jean Renoir m’a appris à regarder la vie avec douceur : les gestes, les visages, les paysages, les émotions simples. C’est aussi devant ce film qu’est née mon envie de découvrir l’Inde, sa lumière, ses couleurs et ses histoires.
La poésie du quotidien